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Olivier SOULIER - Ebola - le sens d’une épidémie

jeudi 6 novembre 2014, par martine

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Olivier SOULIER Ebola, le sens d’une épidémie

Ebola vient confronter des décennies de souffrance de guerre effrayante dans nos anciens pays coloniaux et les mémoires d’esclavagisme. Certains voudraient en faire une nouvelle source de profit pharmaceutique, d’autres cèdent à la peur et Ebola devient le catalyseur de notre angoisse face à ce monde qui change. Ebola, connu depuis 30 ans et annoncé régulièrement comme un grand péril, apparait maintenant sur le devant de l’actualité.

Quelle est la gravité réelle d’Ebola ? Les avis sont partagés entre alarmistes et modérés. Nous lisons tous les jours des infos dans la presse médicale et générale. Pendant des mois vous avez entendu parler d’Ebola sans que ne soit annoncé une gravité exceptionnelle, puis les informations ont commencé à devenir alarmistes, avec l’apparition d’images de soignants en combinaisons vertes, type bloc opératoire. Un ministre du Libéria, principal pays touché, parle même de possibilité que son pays soit rayé de la carte. L’OMS, longtemps en retard dans son action, semble se réveiller enfin et aller dans le sens du catastrophisme, façon peut être aussi de rattraper son retard. MSF s’y met en parlant d’une fenêtre d’action qui va être dépassée. En clair, il serait trop tard pour arrêter l’épidémie. Dans tous les cas, il est demandé des moyens supplémentaires.

Ebola est connu depuis plus de 20 ans et, régulièrement, on nous a dit qu’en cas d’épidémie cela pourrait être catastrophique. D’autres avis son plus modérés. « Je n’ai pas peur du virus Ebola, j’ai peur de la panique qu’il va provoquer en France." Assure le professeur Bruno Marchou, chef de service des maladies infectieuses et tropicales de l’hôpital de Purpan à Toulouse. C’est dans ce service qu’ont été soignés les cas d’Ebola arrivés en France. Le virus ne se transmet que par contact avec les liquides organiques, transpiration, vomissement, selles, mais pas par voie aérienne, comme la grippe, ce qui réduit énormément sa contagiosité. Des mesures simples, comme mettre des gants voir un masque, en cas de vomissements, suffisent. Ebola tuait dans les premières épidémies 90 % des personnes touchées, actuellement elle tue sans soin particulier 70%, mais avec quelques mesures simples, transfusion, réhydratation, il y a 20% de décès. Nous sommes actuellement à 2 à 3000 morts, bien évidement ce chiffre semble énorme, mais il faut relativiser quand on sait qu’une simple grippe saisonnière tue 6000 personnes uniquement en Europe. Cela est à mettre en rapport avec le million de morts que fait chaque année le Paludisme.

Le Pr Didier Raoult Professeur de microbiologie, spécialiste des maladies infectieuses (découvre en 1992 un virus totalement nouveau qu’il baptise Mimi virus), parle de panique totalement excessive. Il s’est exprimé sur France Inter le 3 aout 2014 dans l’émission « carnet de santé ». Les compagnies aériennes ont des positions variables, certaines ont supprimé tout vol, d’autre comme Air France sont plus pragmatiques en appliquant des mesures sanitaires simples. Il y a bien sur des réactions irrationnelles et des scènes de panique que les journalistes se sont empressés de nous montrer. Cela renvoie à la peur essentielle qui est en chacun de nous.Nous verrons plus loin à qui profite tout cela.

Historique de Ebola

Le virus Ebola appartient au genre Ebolavirus de la famille des filovirus. Il apparait pour la première fois en 1976 au Zaïre, avec le type Ebola virus Zaïre, qui est le virus qui sévit dans l’épidémie actuelle. Un autre type Ebolavirus Soudan a sévi au Soudan. D’autre types (ebolavirus Forêt de Taï), en Côte d’Ivoire, en Ouganda (2008) en Guinée et au Libéria (1994). Ce sont tous des pays où a sévi, ou, sévissent encore, des conflits d’une rare violence. Une épidémie a été signalée à Reston aux USA en 1983.

Physiopathologie

Le réservoir de virus est une Chauve Souris frugivore, ainsi que certains petits rongeurs et marsupiaux. Ils sont porteurs sains et transmetteurs. Mais l’étude de leur gène montre qu’ils sont déjà en équilibre avec le virus Ebola depuis des millions d’années. Cela veut dire concrètement que Ebola virus existe depuis la nuit des temps et qu’il faut s’interroger sur ce qui a fait qu’il se manifeste aujourd’hui. Cela va dans le sens de ce que je dis, à savoir que les microbes sont l’image des difficultés que nous pouvons être un jour amenés à rencontrer. Ils en sont les confrontateurs potentiels et qu’ils s’activent quand la problématique apparait.

Que se passe t-il pour Ebola, comment avons nous fait démarrer l’épidémie ? Symboliquement, la chauve souris parle des fantômes et des initiations. Elles sont capables d’écholocation, capacité de se déplacer et de communiquer et percevoir le monde grâce à des ultrasons, comme les dauphins. Ce sont en quelque sorte des animaux clairvoyants, qui sortent la nuit comme des fantômes. Le jour ils dorment pendus par les pattes, la tête en bas. Ils sont donc comme des miroirs, ils voient les choses à l’envers, ou plutôt nous parlent de l’autre face de la réalité apparente, celle que nous ne voyons que la nuit dans nos rêves, dans nos peurs, dans notre inconscient. Les chauve-souris peuvent ensuite contaminer les singes, puis l’homme. Les chauve-souris et les singes sont aussi consommés comme une viande très prisée sur les marchés africains.

On attraperait aussi Ebola en se promenant dans les forêts africaines comme on attrape la maladie de Lyme dans les forêts dans nos régions tempérées. J’ai déjà souvent dit que Lyme c’est l’état d’un être fragilisé et trop facilement contaminable. Les tiques repèrent cette souffrance grâce aux odeurs émises par notre corps (monoxide de carbone, acide butyrique etc). Ce n’est pas nouveau, les tiques piquent les promeneurs des bois et les chasseurs. Mais ce qui est nouveau c’est que les tiques sont contaminés par les Borélies et que cela apparait comme une des conséquences des déséquilibres du biotope autour de nous, déséquilibres liés aux activités humaines. Est ce le même schéma en Afrique ? Quels sont les prédateurs naturels des tiques ? Lézards, crapauds, gros oiseaux, petits vers nématodes, quasiment disparus aujourd’hui de notre environnement à cause des traitements phytosanitaires à outrance déversés partout... Il y a longtemps que les poules ne courent plus dans les jardins et que la pandémie de Boréliose a fait son lit de la dégradation générale des éco-systèmes de notre planète. Mon maitre en homéopathie, le Dr Jules Mureau, parlait du rôle du DDT insecticide abondamment répandu en Afrique après guerre et un peu partout dans le monde dans l’émergence du SIDA.

Il nous faudra sûrement nous interroger sur ce que nous avons modifié dans l’environnement en Afrique pour faire jaillir une telle maladie et, son apparition ancienne de déjà quelques décennies, nous donne une piste de réflexion supplémentaire… Parmi les modifications de l’environnement en Afrique, notons les communications. Par le passé les épidémies d’Ebola sévissaient en forêt et s’arrêtaient rapidement en quelques villages quand toute la population avait été passée au filtre de cette épreuve, mais sans extension en raison d’une vie tribale pauvre en contacts extérieurs. Nous savons qu’actuellement ce sont surtout les rituels d’enterrement et la venue de la famille « de la ville » qui vient voir le défunt et le touchent selon la tradition, qui est responsable de la dissémination.

Nous avons donc un virus qui existe depuis des millions d’années, donc rien de nouveau. Mais la modification du biotope environnemental crée en quelque sorte une mise à disposition du virus. Enfin, il a fallu une activation spécifique pour que le virus commence sa carrière de virus épidémique comme nous les connaissons actuellement. Ebola donne des fièvres hémorragiques par CIVD. Les symptômes d’Ebola nous enseignent sur sa signification. L’incubation est de 4 à 9 jours, (maxi 2 à 21 jours), il sature l’organisme et atteint les organes vitaux comme le foie et le rein puis il déclenche une CIVD. Il provoque des petits caillots comme des pavés qui viennent bloquer les vaisseaux (la vie ne circule plus, les émotions qui s’expriment dans notre sang sont bloquées) et empêcher l’arrivée du sang et donc de l’oxygène (symbole de l’amour) aux tissus et entrainer ainsi le processus de mort par choc et défaillance cardiaque. Son coté très inflammatoire est responsable de l’aspect hémorragique cutané ou pétéchies.

La CIVD .

La CIVD c’est la coagulation intra vasculaire disséminée. C’est une activation pathologique de la coagulation. Le sang se met à coaguler un peu partout dans les vaisseaux. C’est une manifestation caractéristique de nombreuses maladies quand elles prennent un aspect très grave ou terminal. Cancer, cirrhose, traumatisme grave, chirurgie lourde, infections graves. C’est en quelque sorte la vie qui s’arrête, le sang se bloque et l’oxygène n’arrive plus aux tissus. La vie s’arrête et l’amour n’arrive plus aux tissus. Le sang est le résumé du psychisme d’un être humain, l’ensemble des protéines du sang portent nos émotion, comme un album de notre histoire. Ces émotions circulent et sont partagées par tout le corps. Ici en quelque sorte tout se bloque et implose. Que se passe t-il pour qu’une telle catastrophe se déclenche ?

Le sens .

J’ai rencontré les premiers cas de CIVD, dans ma pratique et dans une vision symbolique, il y a plus de 20 ans. Il s’agissait d’une CIVD dans les suites d’un accouchement au moment de la délivrance. C’était une femme qui s’était retrouvée enceinte après presque 20 ans d’attente, de difficultés personnelles et de couples, de traumatismes importants et tout un chemin pour dépasser les processus de stérilité qui en découlait logiquement. Cette naissance était à la fois une grande joie survenant en guérissant aussi beaucoup de souffrances passées, mais aussi actuelles, rien dans sa vie n’étant réellement réglé. Ce cas n’est qu’un exemple. J’ai réalisé que la CIVD apparait quand il existe chez une personne une charge ancienne et énorme de souffrances accumulées depuis de très nombreuses années. Ces souffrances sont souvent terribles, insupportables, voir presque inhumaines. Elles habitent toutes nos émotions qu’elles ont saturées de conflits et toutes autres formes de défenses réactionnelles.

CIVD l’explosion du psychisme .

A l’occasion d’un événement extérieur, accident, opération, ou d’une infection, (Ebola) l’ensemble du psychisme explose littéralement. La vie s’arrête sous la forme de caillot. Il est logique que cela fasse partie du tableau terminal des cancers. La CIVD peut apparaitre comme la vagotonie terminale et passive d’un conflit ancien et majeur. Ou comme une situation de stress très ancienne, non résolue, et qui bascule brutalement en vagotonie réparatrice par épuisement. Toutes les situations de CIVD que j’a vues ensuite, sont venues confirmer cette idée. Ebola vient chercher la souffrance accumulée des décennies de guerres inhumaines en Afrique. Je veux dire que l’accumulation de souffrance met en place un terrain propice au développement d’une maladie. Regardons les lieux où sévit Ebola : Libéria, Sierra Léone, Nigeria, Guinée, Zaïre, Ouganda, Sud Soudan.

Le Libéria souvenez-vous des guerres effrayantes qui s’y sont produites. En 1822, le Libéria est fondé par une société américaine de colonisation (The National Colonization Society of America, pour y installer des esclaves noirs libérés. C’est le début de tensions entre Americano-Libériens et la population autochtone. Les anciens esclaves imposent aux populations locales un travail forcé qui est une forme renouvelée de l’esclavage qu’ils ont vécu. Cette reproduction est caractéristique de souffrances humaines profondes. Je fais aux autres ce que l’on m’a fait à moi d’horrible.

Le Liberia a été comme toute l’Afrique un lieu d’exploitation par les multinationales américaines. Ne se contentant pas d’avoir exporté le principe de l‘esclavage, les Amériques importent leur économie qui vient piller l’Afrique traditionnelle. Il s’en suit des guerres interminables entre anciens esclaves américains devenus esclavagistes et les autochtones devenus esclaves. Souvenez-vous de Charles Taylor qui faisait couper les bras de ses adversaires pour qu’ils ne puissent plus jamais tenir de fusils. Au total presque un siècle de guerre et de massacres avec 20 années terribles. Souvenez vous du film « Blood Diamond » de Edouard Swick en 2006, il parle de la guerre en Sierra Léone et du trafic des diamants par les milices locales pour le compte des multinationales occidentales. C’est l‘histoire des enfants soldats à qui on bande les yeux pour leur apprendre à tuer sans savoir qui ils tuent, et à qui donc apprennent à tuer leur propre famille. Que dire des guerres au Sud Soudan ou des massacres d’Ouganda et du Rwanda ?

C’est aussi au Zaïre qu’a sévit Ebola, ainsi qu’au Nigeria terrible zone de guerre. Ebola apparait comme le virus qui vient nettoyer les mémoires de guerre et de souffrances horribles et très anciennes. Imaginer la carrière que peut encore faire Ebola quand vous voyez toutes les zones de guerre en Afrique, Guinée, Libye, Nigeria, Centre Afrique, Cameroun, Somalie, et pourquoi pas dans le reste du monde, Syrie, Irak, Tchétchénie, Afghanistan, Timor Oriental, Corée du nord etc. Ebola parle aussi des mémoires transgénérationnelles. Mémoires d’esclavage, souffrance et humiliation, vengeance et reproduction. Vol des richesses, miroir aux alouettes des diamants et des ressources du sol qui seront de toute manière pillées par les multinationales. Les rituels tribaux du toucher des morts avaient une fonction de transmission et de rémission des informations transgénérationnelles. Ces contacts bien sûr transmettent la maladie mais cela a une intention positive puisque cela permet de nettoyer tout le transgénérationnel.

Ce que ces rituels très positifs n’avaient pas prévu c’est la dissémination grâce au moyen de transport, l’immensité et la cruauté des guerres qui ont ravagé ce continent. La polio en son temps a eu aussi la fonction de mettre en évidence les choses de l’ordre de l’horrible et elle a sévi énormément en Afrique et sur les zones de conflit. Nous avons eu aussi en Europe notre lot de maladie. La grippe Espagnole sévit juste après les boucheries des tranchées de la guerre 14 - 18 et ses cinq millions de morts. La tuberculose vient marquer la difficulté de survivre des populations paysannes immigrées en ville avec le début de l’ère industrielle.

Le Sida parle des mutations des moeurs et des techniques de médecine moderne qui confrontent notre identité. J’ai abordé tout cela dans le DVD Les Microbes. Disponible sur www.lessymboles.com Les rapports à l’occident mercantile.

L’occident est surement à l’origine des éléments qui ont amené à l’émergence de Ebola (Esclavagisme, guerre, pillage économique, perturbation des sociétés traditionnelles africaines, usage des pesticides, modification du biotope, déforestation, communications faciles, etc). Mais l’occident n’en reste pas là. Il veut encore intervenir avec les vaccins, les antiviraux et surtout encore une fois se faire à la fois une forme de gloire de sauveur, mais surtout se faire encore et encore beaucoup d’argent. Les yeux de Big pharma brillent à l’idée de vendre des antiviraux, de fabriquer de nouveaux vaccins que ces peuples sont incapables d’acheter. Ces dernières années ont été marquées par l’apparition de maladies émergentes, réelles ou imaginaires.

Réelles, le Sida, Ebola, Sras, mais surtout souvent inventées ou plutôt montées en épingles pour créer des paniques mondiales et tenter de vendre de nouveaux antiviraux et vaccins. Grippe Aviaire, Grippe H1N1. Beaucoup de ces maladies se sont révélées infiniment moins graves que prévues mais elles ont fait leur travail puisqu’elles ont permis aux multinationales pharmaceutiques de vendre leurs produits.

La méfiance des populations .

Les populations Africaines et d’autres pays du monde n’ont plus confiance dans les attitudes et les solutions de l’occident. On se souvient de campagnes de vaccinations utilisées pour infiltrer les populations par les services secrets (et tuer Ben Laden) au Pakistan. Pour faire pénétrer les références occidentales dans des populations traditionnelles. Certains développent aussi l’idée de vaccination manipulée pour limiter la croissance des populations du tiers monde. Bill Gates essaye de se refaire une vertu dans sa fondation en disséminant la vaccination dans le monde. Ebola vu de cette manière apparait sous un tout autre jour. ll aide « dramatiquement » au nettoyage de souffrances anciennes si profondes qu’elles bloquent la vie et l’amour de la vie. Le corps préfère alors s’arrêter ou passer par ce nettoyage. Ebola a encore de beaux jours devant lui, c’est terrible mais probablement vrai. Il est important de saisir le sens profond d’une maladie et d’une épidémie pour pouvoir réellement agir positivement. Comprendre comment se sont mises en place les conditions, éviter de les reproduire, changer ce qui peut l’être, prévenir la dissémination à la lumière de cette compréhension.

Les mutations du monde, les nouveaux conflits engendrés par la mondialisation, la malbouffe, la pollution, la vision uniquement financière, l’appauvrissement d’une part importante de la population au profit de quelques riches, le retour d’un esclavage moderne, le pillage du monde, le réchauffement de la planète, tout cela va permettre l’émergence de nouvelles maladies qui sont autant de tentatives de limitation et de solution que la nature tente de mettre à notre disposition.

Ne nous y trompons pas, ces maladies comme le Virus Ebola sont déjà présentes sur terre depuis des millions d’année, attendant le moment propice pour exercer leur rôle régulateur et limitateur de nos excès. Chaque mouvement humain possible et possiblement difficile ou pervers possède sur terre son contre mouvement.

C’est le terrible génie de la nature.

Olivier Soulier


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